Emma
J’écris ça avec l’épaule qui tire encore et le goût de fumée dans la gorge. On est censés dormir, mais j’ai la tête trop pleine. Et puis si je l’écris pas, demain ça va devenir “l’histoire drôle du sanglier” et on va oublier le reste.
La matinée a commencé avec un truc tout bête : la porte du garage ouverte. Pas un petit “mal fermé”, non. Ouverte. Et des traces boueuses qui faisaient le tour de la voiture, comme si quelqu’un avait pris le temps de la regarder sous tous les angles. Le décor était calme, trop calme : la maison, le garage, la boue… et cette sensation de courant d’air dans la nuque, celle qui te dit “t’as pas rêvé, y’a eu du monde pendant la nuit”.
J’ai été voir. J’ai fixé les traces. J’ai essayé de comprendre vite, sans me raconter d’histoires. Ce qui est flou, c’est qui a vraiment mis le nez dedans en premier : à ce moment-là on s’est un peu tous parlé dessus, et j’ai pas envie de mentir dans mon propre carnet. Ce qui est sûr : on a reconnu que ça ressemblait à des pas humains, grands, pieds nus, et qu’il y avait d’autres pas, plus petits, avec des bottes. Donc c’était pas “un truc”. C’était pas “un hasard”. C’était *au moins deux*.
Angus a fait le tour de la maison, sérieux, méthodique : les planches qu’il avait posées n’avaient pas bougé, aucune autre entrée forcée. Ça m’a agacée (parce que je déteste quand quelqu’un a l’air d’avoir raison en restant calme), mais ça m’a aussi rassurée : si intrusion il y a eu, c’était ciblé. “Juste le garage.” Ça veut dire qu’on a été *regardés*, pas “attaqués”… cette fois.
Françus, lui, s’est mis en mode radar avec son chien. Il parle fort, il tourne, il commente, mais quand ça touche Luffy, il devient d’un coup très… vrai. Je peux le juger autant que je veux, je l’ai vu : il tient à ce chien comme à une partie de lui.
Ghout… il n’était pas là. On a compris qu’il était parti chasser à l’aube, sans prévenir — “c’est son habitude”, qu’ils disent. Ça m’a foutu en rogne, parce que l’habitude dans ce monde, c’est juste une autre façon de mourir seul.
Ce que je garde pour moi : j’ai senti un truc froid dans le ventre. Pas la peur-panique. La peur lucide. Celle qui te dit que quelqu’un a fait le tour de ta cage pendant que tu dormais dedans.
Demain, objectif simple : plus jamais dormir avec une porte “qui peut s’ouvrir”, et si on bouge, on bouge vite — pas de débat de trois heures au milieu de traces fraîches.
Après ça, la journée a basculé dans le sale. Une ferme, des gens pas nets, et ce genre de violence qui n’a rien d’héroïque. Juste des corps, des mains, et des décisions trop rapides.
Je me souviens surtout de deux choses : qu’on a essayé de me remettre à ma place, et que Luffy a pris un coup qui aurait pu le tuer.
Le grand type en face (le genre de “grand connard” qu’on appelle comme ça parce que ça évite de trembler) s’est mis à hurler, et à un moment il a cherché sa machette… sauf qu’elle n’était plus là. Alors il a fait ce que font les petits chefs quand ils ont plus d’outil : il a levé la main pour me coller une grande gifle. Une gifle “pour t’apprendre à te calmer, à tenir ta place”. J’ai vu sa main partir, j’ai baissé la tête parce que je suis petite et que j’ai pas l’intention de mourir pour l’ego d’un adulte.
Angus, dans ce chaos, a fait ce qu’il fait : il avance, il protège, il coupe ce qui doit être coupé. Je lui en veux quand il prend le ton du mec qui sait, mais je lui enlèverai jamais qu’il est utile quand ça tourne au carnage.
Françus parlait déjà de soigner Luffy “avant tout”, et ça a déclenché des remarques sur le fait de soigner “un chien plutôt qu’une petite fille”. Ça m’a donné envie de mordre. Je suis pas “une petite fille”. J’ai pas survécu pour devenir un sujet de débat. Cela dit… je l’ai vu aussi : Luffy mordait, tenait, et Françus s’accrochait à lui comme à une bouée.
Ghout n’était toujours pas dans le tableau à ce moment-là, et je préfère même pas imaginer ce que ça aurait donné s’il avait déboulé au milieu, naïf, à appeler tout le monde “chien”. (Ça, je le dis sans méchanceté. Il est comme ça.)
Le truc qui me reste dans les oreilles, c’est le crack. Le grand type a mis un coup de tête à Luffy. Un vrai. Pas un geste pour faire peur. Un coup qui fait un bruit sec, et après… Luffy par terre, inanimé, et personne sait s’il respire bien. Je crois que c’est là que tout le monde a arrêté de jouer au courage.
Françus a explosé. Il a lancé son couteau “de rage” et le couteau s’est planté à la base de la nuque / dans le haut du dos. Le grand type est tombé en avant, lourd. Et juste après, une flèche s’est plantée pas loin, venue de la ferme : impossible de savoir si elle visait Luffy ou autre chose, juste… on a vu qu’il y avait un tireur.
Le vieux à l’arc était planqué derrière un tracteur, et ça, c’est le genre de détail qui te rappelle que l’âge n’empêche pas de tuer. Angus a foncé et lui a ouvert le bras qui tenait l’arc — pas une scène “belle”, une scène utile. Et à un moment, même ce vieux a essayé de me gifler, sauf qu’il a raté parce qu’il a compris trop tard que j’étais “petite”, et sa main est passée au-dessus de ma tête. J’en ai presque ri. Presque.
Ce que je garde pour moi : j’ai eu mal. Vraiment. Mon bras/mon épaule a fini déboîté (j’écris ça sans détail, j’ai pas envie de m’étaler), et ça fait une rage froide quand tu sens ton propre corps te trahir. Et j’ai eu peur pour le chien… et ça aussi, j’ai pas envie que ça se voie.
Demain, objectif concret : si on croise encore un arc, on le garde prêt, et on ne laisse plus un tireur nous “mettre la distance” tranquille. Et je veux que mon épaule tienne, point.
Ensuite, on a bougé. On a trouvé une carte dans un coin qu’on avait fouillé. Elle montrait qu’il y avait deux itinéraires : une grande route (avec ce qui ressemblait à un ancien centre commercial) et une route secondaire par des hameaux. La carte n’avait pas le Puy du Fou dessus, mais on savait que c’était “pas très loin”. Et surtout : on voulait pas traîner en ville. On était déjà à la périphérie des Herbiers et l’idée générale c’était “on se casse vite”. Là-dessus, au moins, j’étais d’accord.
Angus, sur la route, a encore joué le gars qui cherche un endroit pour se poser sans se faire voir. On a trouvé une zone pas trop mauvaise, mais le SUV ne pouvait pas s’enfoncer dans la forêt : on a dû le laisser en lisière, et le camoufler avec branches et bâche. Et même là, on a vu qu’il y avait des traces de roues qui n’étaient pas du jour : pas un endroit “fréquenté”, mais clairement pas un endroit “à nous”.
À ce moment-là, on a essayé de me dire quoi faire, évidemment. “Elle dort dans le camion”, “on va chercher des branchages”, “on revient te sortir”, “on te met en sécurité”. J’ai demandé si le plan c’était de me laisser enfermée là-dedans pendant qu’ils partaient. J’ai pas aimé la blague du “spin-off” et de la “villa sur place”. Mais j’ai pas eu la force de faire un discours. J’avais juste envie qu’on arrête de décider *sur* moi.
Françus était occupé à ses histoires d’herbes, de soins, de poison, à moitié sérieux, à moitié clown. Ça me donne envie de le secouer… et en même temps, je sais que dans ce monde, un clown qui trouve de quoi soigner vaut mieux qu’un chef qui fait des grands discours.
Ghout, lui, est revenu plus tard et ça a changé l’air : il débarque, il annonce qu’il a trouvé des traces d’un “chien”… sauf que son “chien”, c’était un sanglier. Il parlait de bouffe avec un enthousiasme qui fait presque mal à voir, parce que ça ressemble à de l’innocence. Et il avait raison sur un point : si on voulait l’avoir, fallait y aller à plusieurs, parce que c’était dangereux.
Angus bossait sur l’abri, surélevé, simple, efficace. J’ai voulu aider. Il m’a dit non : “t’es blessée, repose-toi, on s’en occupe.” J’ai serré les dents. J’aime pas qu’on m’ordonne de me reposer. Mais j’ai aussi compris qu’il disait ça pour pas me perdre. Ça m’a énervée… et ça m’a fait un peu de bien, malgré moi.
Ce que je garde pour moi : je déteste être “la blessée” du groupe. Je déteste encore plus quand ça les rend gentils.
Demain, objectif : reprendre un rôle actif, même si ça veut dire “petit rôle”. Je préfère faire une tâche minable que d’être rangée sur une étagère.
La chasse au sanglier a été… ridicule. Et horrible. Et efficace.
On était dans une clairière, l’animal a chargé, a dérapé, s’est retrouvé au milieu de nous. J’ai eu une idée débile : lui mettre une baffe. Genre vraiment. J’ai pris mon élan, main prête… et ma main est passée juste au-dessus de sa tête pendant qu’il dérapait dans la terre. Résultat : je lui ai fait une jolie caresse. Le sanglier a pas ronronné, il a fait “gruc gruc”. Et quelqu’un a lâché un truc du style “c’est le problème quand on vient de se remettre l’épaule en place, on vise pas juste”. Merci, ça fait plaisir.
Françus a fait son numéro aussi : couteau en main, lancer, recul… il bouge comme s’il dansait. C’est énervant. Mais au moins il essaye.
Et puis le sanglier a recommencé à tourner pour charger. Et là, j’ai senti un truc très clair en moi : j’aimais bien quand il me tournait le dos. Pas pour “l’honneur”. Pas pour “le style”. Parce que ça me donnait l’ouverture parfaite.
J’ai couru, j’ai contourné, et je suis passée derrière en glissade. Je l’écris comme je l’ai vécu : pas comme une héroïne, comme quelqu’un qui veut que ça s’arrête vite. J’ai armé le bras, tourné les épaules, et j’ai frappé là où ça finit toujours par faire tomber un mâle sûr de lui. J’ai mis toute ma force dans ce coup. Et ça a fait exactement ce que ça devait faire : le sanglier s’est effondré, hors de combat, et j’ai entendu les autres réagir comme si c’était à la fois dégueulasse et magnifique. Moi, j’ai juste lâché : “J’ai trouvé ma nouvelle passion.” J’assume même pas complètement, mais c’est sorti tout seul.
Quelqu’un s’est approché après et lui a tranché la gorge pour en finir. Je crois que c’était la chose la plus humaine qu’on ait faite dans cette séquence : arrêter de le laisser souffrir.
Angus : il aurait préféré un plan propre, un piège, un truc “construit”. Ça se voit. Mais il a pas contesté quand il fallait porter la viande et rentrer. Nuance : quand il construit, il construit pour nous, pas pour se faire applaudir.
Ghout : il était tout excité à l’idée de la bouffe, et il appelait ça comme il appelle tout : “chien”. Ça pourrait être insupportable… sauf que c’est aussi sa façon à lui de rester vivant. Nuance : il a eu le courage de revenir au groupe au bon moment et d’emmener sur une piste utile.
Françus : grande gueule, grand théâtre, mais il reste là, même quand ça pue et que ça saigne. Nuance : il a pas fait le malin quand Luffy allait mal, et ça, je le note.
Ce que je garde pour moi : je suis fière. Pas du détail “dégueu”, pas de la blague. Fière d’avoir été rapide et d’avoir fini le truc. Et j’ai peur aussi : si je commence à aimer ça, qu’est-ce que ça dit de moi ?
Demain, objectif : protéger mes mains, garder un couteau accessible, et arrêter de me reposer sur “l’adrénaline” comme si elle allait me soigner.
On a ramené la bête au camp. C’était l’après-midi, on m’a dit qu’il était environ 15h30 quand on est arrivés, et Angus avait fini son abri. Tout le monde a fait des blagues, du genre jacuzzi et compagnie. J’ai laissé passer. Ce genre d’humour, c’est ce qui nous empêche de devenir complètement fous.
Et là, j’ai fait un truc moins spectaculaire mais plus important : j’ai regardé la viande. J’ai reconnu un truc qui ressemblait à une saloperie de maladie (ils ont dit “peste porcine”). L’idée, c’était pas de paniquer, mais de savoir : on pouvait manger si on cuisait extrêmement, sinon ça nous retournerait le ventre pendant des heures. Pas mortel d’après ce que je sais, mais assez pour te vider et te mettre à genoux. J’ai pas envie de mourir d’une diarrhée après avoir survécu à un sanglier.
On avait aussi des lièvres, et on a trouvé de quoi assaisonner : thym, basilic, des trucs à faire cuire. Ça paraît idiot, mais manger un truc qui a un goût “normal” te remet un peu d’humanité dans la poitrine.
Et le soir, ça a été… presque doux. Feu qui crépite, bouffe qui cuit, rires. Ils ont raconté nos déboires autour du feu, ils m’ont appelée “casse-couille” en rigolant, et j’ai pas envoyé balader. Parce que c’était pas méchant. C’était même… un peu de complicité.
Le moment ridicule du jour, je veux l’écrire parce qu’il est vrai : ils ont parlé de fabriquer une fronde / lance-pierre avec la peau du sanglier… et quelqu’un a lâché “ce qui reste des testicules du sanglier” pour faire l’élastique. J’ai eu envie de vomir et de rire en même temps. Voilà où on en est.
Ce que je garde pour moi : ce soir-là, j’ai senti le groupe… fonctionner. Ça me fait peur, parce que quand tu t’attaches, ça fait plus mal quand ça casse.
Demain, objectif : se lever avant la route, vérifier le camouflage, et repartir sans traîner.
Le lendemain matin, on a entendu un bruit de moteur qui pétarade. Un truc sur la route, pas loin, qui ralentit au niveau du petit chemin. On s’est planqués à l’orée des arbres. Et on a vu débarquer un sidecar : deux occupants. Celui qui conduisait était grand, maigre, imperméable dégueulasse, et surtout un vieux masque à gaz avec une trompe qui pend. Ça m’a donné un frisson idiot. Les masques, ça te vole le visage. Tu sais jamais ce que l’autre pense.
Ils ont approché, ils ont regardé notre SUV comme un trésor, et on a fini par voir leur signe : le logo qu’on a reconnu. EKKO. Ils appellent ça les “Echos”, un groupe éco-terroriste lié à l’effondrement — en tout cas c’est comme ça que ça a été dit. Et l’un d’eux clope, tranquille, comme si le monde n’était pas en ruines.
Ils ont posé des questions sur le Puy du Fou, sur ce qu’il s’y passe, sur d’où on venait. Ils parlaient comme des gens qui veulent “troc d’info”, pas forcément la bagarre… mais leurs mots glissaient toujours vers le sale. Et puis il l’a dit : “Combien pour la petite ?” Là, j’ai vu rouge. Pas un rouge de panique. Un rouge de “tu viens de signer ton arrêt de mort si tu continues”.
Je me suis approchée. J’ai répondu qu’il allait pas me “mordre”, qu’il allait surtout se faire péter les couilles. Et je lui ai collé une gifle. Un vrai *shlack*. Et le pire ? Il a eu l’air d’aimer ça. Ça l’a même fait sourire, ce genre de sourire qui dit “ah, enfin quelqu’un qui joue”.
Angus a voulu qu’on passe notre chemin, qu’on se disperse pas. Je l’ai entendu dans son ton : il voulait pas “discuter” avec ces types. Je respecte ça. Nuance : parfois, fuir c’est intelligent, mais parfois, tu peux pas fuir sans montrer ton dos.
Françus a scanné leurs mains, leurs fringues. Il a noté qu’ils n’avaient pas l’air armés… mais que les deux avaient le petit doigt droit manquant. Et ils ont même essayé de lui acheter son chien. Ça, c’était presque drôle — presque — parce que la réponse a été claire : non.
Ghout… je l’ai vu se comporter bizarrement comme toujours : il prend des trucs au premier degré, puis il sort une phrase à côté. Nuance : il écoute quand même quand on lui dit de se cacher. Et ça, c’est un progrès.
Ce que je garde pour moi : “combien pour la petite”, ça m’a glacée. J’ai fait la dure, j’ai fait la violente. Mais une partie de moi s’est dit : *et si un jour ils sont plus nombreux ?*
Demain, objectif : ne plus être “la petite” de personne. Et garder un plan de fuite même quand on “discute”.
Et puis… le truc le plus absurde de la journée : le concours de gifles.
Ils ont commencé à se gifler entre eux, comme un rituel. Zef (le grand) a fini par proposer un “petit concours”, et Igor, celui qui ne parlait pas vraiment (ou en tout cas pas comme nous), était au centre comme une idole bizarre. Ils ont dit qu’il adorait les gifles, qu’il avait peut-être été “champion”. J’ai levé les yeux au ciel, parce que franchement… mais je voyais aussi que ça désamorçait un truc. À leur manière tordue, ils étaient en train de remplacer une embuscade par un jeu.
“Honneur aux dames”, qu’ils ont dit. Igor a mis les mains dans le dos. Il a souri pour la première fois. Il a baissé la tête comme s’il me donnait une autorisation. Je l’ai frappé. Fort. Assez pour lui éclater la pommette, et ça lui restera quelques jours. Et lui, il a juste fait “Hummm”, avec un grand sourire. Comme si je venais de gagner un badge dans sa tête.
Zef m’a demandé mon prénom. J’ai dit : Emma. Et il a lâché un truc du style “Igor approved”, et “si t’as des problèmes, viens nous voir”. Je me suis retenue de rire en lui rappelant qu’ils venaient littéralement d’essayer d’acheter une fille. Mais j’ai pas craché sur la main tendue. Pas parce que je leur fais confiance. Parce que dans ce monde, les dettes et les promesses, ça peut sauver une peau. Ou la condamner.
Je le note clairement : je ne les déteste pas. Je les trouve dangereux, tordus, imprévisibles. Mais pas “à haïr”. Pas encore. Il y a même eu un micro-truc… une rivalité saine, un respect animal : Igor a pris ma gifle comme un guerrier prend une cicatrice. Ça ne le rend pas bien. Ça le rend juste… réel.
Ce que je garde pour moi : j’ai aimé voir Igor vaciller. Pas parce que je suis cruelle. Parce que ça m’a prouvé que je pouvais encore imposer une limite à quelqu’un qui me regardait comme un objet.
Demain, objectif : surveiller EKKO. Pas les provoquer. Pas leur tourner le dos. Et si on recroise leur route, être prête à choisir vite : parler, fuir, ou frapper.
Voilà. C’est écrit. Et maintenant, si je dors, je veux rêver d’un monde où on n’achète pas les gens… et où les sangliers gardent leurs couilles. Même si, bon… j’ai un doute sur le fait que ce monde revienne un jour.