Bon. Quand on s'est levés ce matin, je m'étais dit : "Addison, aujourd'hui tu vas faire un truc simple. Un truc propre."
Spoiler : sur Ganymède, "propre", ça n'existe pas.On a essayé de raccrocher les wagons : moitié de l'équipage portée disparue, l'autre moitié qui tourne à la rage froide… et au milieu de ça, cette histoire de jambe qui revient comme un mauvais refrain.
"Faut nous la paix avec ta jambe !" — oui, je l'ai dit, et je le maintiens.À la Cage, on retombe sur Élise. Elle veut ses fioles, elle veut du contrôle, elle a surtout peur d'Aquilo. On a besoin d'infos. Alors on tente le troc : fioles contre infos. Pas élégant, mais à ce moment-là, c'est du dépannage social.
Derrière, j'appelle Wendel. Le gars est déjà au bord de l'AVC : appartement saccagé, tirs, un macchabée. Il nous dit cash : la station nous cherche, les hommes d'Aquilo nous cherchent, et si on traîne, on finit au sas.
Et là, on bascule dans le mode chantier. Docks, égouts, couloirs, portes qui s'ouvrent et se ferment au mauvais moment.
- La sensation d'être dans une station qui grince, qui menace.
- Chaque pièce est un piège à la con.
Mais on a tenu le cap. Kaï, on l'a sorti. Et quand on a enfin remonté la pente jusqu'au Sommelier, avec Ganymède qui hurlait derrière :
"OK. Ça, c'était un gros problème. Et on l'a fait tourner."Titan. La famille. Les remerciements. Et cette phrase qui fait bizarre dans la bouche des gens importants : "Vous êtes officiellement propriétaires du Sommelier."
On a failli y rester. Mais maintenant, ce tas de métal, c'est chez nous.