Matériel
biologique
Couverts de mensonges
Ils ont commencé avec trois canons braqués sur eux, encore couverts de mensonges, de vomi, de sang, de panique et de morceaux d’identité qui ne tenaient pas ensemble. Derrière eux, Jun. Devant eux, des gardes qui avaient compris qu’il y avait eu une faille, sans encore comprendre jusqu’où elle allait.
Delta a tenté quelque chose d’absurde et de frontal : se servir de son corps comme distraction, onduler, provoquer, occuper le regard. Epsilon et Gamma ont essayé de coller à ce chaos une histoire de produit corrosif, de virus, d’accident de laboratoire. Ça n’a pas vraiment tenu. Les gardes connaissaient Tetsua, connaissaient les procédures, et Jun a fini par sortir en criant que le matériel biologique s’était échappé.
RÉSULTAT : échec partiel // mensonge percé par Jun
« Matériel biologique »
Ce mot a tout changé.
À partir de là, les gardes ne les ont plus vraiment regardés comme des personnes. Ils ont vu des choses coûteuses, du matériel à récupérer, peut-être à ne pas trop abîmer. Et les cinq l’ont compris. Dans ce battement-là, cette hésitation sale entre la peur et la valeur marchande, ils ont frappé.
// MJ : la peur des gardes vire en calcul corpo — une seconde d’hésitation où les PJ reprennent la main.Le combat s’est terminé dans le sang
Alpha a abattu un garde d’un coup brutal, assez fort pour le coucher au sol. Epsilon a tenté de désarmer l’un d’eux et s’est pris une balle dans le pied. Gamma a ouvert une gorge au scalpel avec une précision froide, presque intime. Bêta, sortie de son conduit et armée d’une machette trouvée dans les bureaux, a fini par rejoindre le carnage. Delta, toujours presque nu, a utilisé son sexe comme une arme contre Jun et l’a laissé inconscient. Le combat s’est terminé dans le sang, les armes récupérées et les corps au sol.
RÉSULTATS : ALPHA → KO brutal // GAMMA → gorge tranchée // BÊTA → machette // DELTA → KO non-létal // EPSILON → tir pied (subi)
BUTIN : armes + armures des gardes
Jun à travers la vitre
Ensuite ils ont forcé le bureau de Géraldine. Alpha a jeté Jun à travers la vitre. Géraldine a hurlé, puis supplié. Elle s’est présentée comme une chercheuse junior, comme quelqu’un de petit dans une machine beaucoup trop grande. Elle a expliqué qu’elle n’avait pas de badge niveau 2, que seul Yuki pouvait ouvrir certaines portes, qu’elle pouvait l’appeler avec son talkie. Bêta a alors commencé à fabriquer un faux message avec sa voix.
// MJ : Géraldine a choisi la soumission. Yuki devient le nouveau verrou à franchir.Changer d’équipement
Pendant ce temps, ils ont fouillé, pillé, changé d’équipement. Epsilon a récupéré de l’armure et des armes. Alpha aussi. Gamma est resté avec son scalpel, et ses doigts récupérés. Delta a refusé l’armure. Bêta a pris les vêtements de Géraldine et une cyberconsole trouvée dans le bureau.
REFUS : DELTA (armure)
Rien ne se perd
La clé oubliée a ouvert une pièce qu’ils n’auraient peut-être jamais dû voir. Une salle chirurgicale. Tables métalliques, sangles, bras de précision, outils de découpe. Des bocaux contre le mur, des organes étiquetés avec des codes HBG-LZ. Certains portaient une marque Biotechnica, avec une mention qui disait que la matière organique était de grade A et autorisée à l’usage alimentaire. Là, il n’y avait plus vraiment de doute : ceux qui ne servaient pas entiers finissaient autrement. Rien ne se perd.
Enveloppes prêtes à recevoir
Géraldine a parlé du projet. Corps cultivés. Cerveaux développés. Supports biologiques. Assurance-vie pour gens riches et puissants. Des enveloppes prêtes à recevoir la conscience d’Edgerunners importants au moment de leur mort. Sauf qu’eux, les corps, avaient développé quelque chose. Une anomalie. Un soupçon de conscience. Puis plus qu’un soupçon.
Par l’oreille, avec un sourire calme
Epsilon a très mal encaissé le mot vide. Elle avait déjà entendu qu’elle n’aurait pas dû vivre. Là, quand Géraldine a parlé d’enveloppes vides, elle a franchi une ligne. Elle l’a tuée au couteau, par l’oreille, avec un sourire calme et une violence propre. Géraldine est morte avec la conviction, ou l’illusion, d’avoir essayé de faire le bien.
Copies imparfaites
Le faux message de Bêta a fonctionné. La porte s’est ouverte sur la salle des serveurs. Là, le projet Chrysalide s’est éclairé encore davantage. Les corps n’étaient pas seulement des clones anonymes : ils étaient liés à des Edgerunners précis, encore vivants quelque part dans Night City ou dans les terres irradiées. Les cinq étaient des copies imparfaites, déjà conscientes, déjà capables de gestes, de compétences, de flashs peut-être hérités d’eux.
STATUT PJ : copies imparfaites // déjà conscientes // flashs de compétence hérités
Vingt minutes
Puis Ghost est entrée dans leurs têtes.
Elle a dit qu’elle avait provoqué la panne qui les avait réveillés. Qu’elle n’avait pas beaucoup de temps. Que les gens en costume voudraient les remettre en cuve et les effacer comme un disque dur. Elle leur a donné vingt minutes, un AV sur le toit, cinq places, pas une seconde de plus. Toit. Cage d’escalier. Bougez-vous.
// MJ : Ghost se révèle — c’est elle qui a tiré la prise. 20 minutes, extraction par le toit.Trente-deux étages
Bêta a pris le contrôle de la tourelle du toit. Elle l’a retournée contre les gardes d’élite et en a fauché deux. Le commandant a survécu, assez longtemps pour être trompé, menacer Epsilon, puis se faire charger par Delta et basculer dans le vide. Trente-deux étages plus bas, la discussion était terminée.
COMMANDANT : survit // trompé // chargé par Delta // chute 32 étages → KO fatal
Une planque, des noms, du sang
L’AV est arrivé. Ghost était aux commandes. Ils sont montés. La tourelle a été désactivée avant de tirer sur leur seule sortie.
Ils ont quitté le toit, puis le bâtiment, puis la cuve où on voulait les ranger.
Ils n’ont toujours pas de passé certain. Ils ont des codes, des doubles, des noms possibles, des fragments. Ils ont du sang sur les mains. Ils ont une planque à Kabuki. Et ils sont vivants.
STATUT : passé incertain // codes // doubles // sang // planque // vivants