Le groupe principal sort de la zone incendiée sans Jean Cotentin. Nous croyons initialement qu'il est mort ou disparu. Lui semble avoir cru la même chose de nous.
Robert est blessé, mais son état ne correspond pas à ce que ses lésions devraient provoquer. La plaie semble en partie cautérisée ou stabilisée. Il est trop mobile, trop fonctionnel, compte tenu de la gravité antérieure.
Observation supplémentaire : dans le lit de la rivière, une masse translucide capture une grenouille puis disparaît dans le sol. L'observation est courte, mais suffisamment claire pour confirmer l'existence d'une forme biologique ou pseudo-biologique inconnue.
Jean est retrouvé vivant près de la voiture. Les retrouvailles ne sont pas apaisées. Le malentendu initial est compréhensible : chacun a cru l'autre mort. Mais la confiance est atteinte, surtout chez Béatrice. Jean reste très en retrait.
Nous nous rendons chez Nathaniel Baxter, commerçant local.
Dans la boutique, nous achetons ou obtenons :
- des vêtements pour Béatrice ;
- des allumettes ;
- une caisse de dynamite ;
- des informations sur Rhodes, les Carmody et le village.
Baxter confirme que Henry Rhodes a acheté de la dynamite mi-juin, probablement le 15 juin. Il indique également que les Carmody sont venus demander ce que Rhodes avait acheté et où il comptait aller. Baxter leur a répondu.
Il apparaît que Rhodes avait des tensions avec les Carmody. Il aurait aussi demandé protection ou assistance à Dick, shérif autoproclamé et figure religieuse locale.
Béatrice paie Baxter pour faire disparaître ou vider les réserves d'essence. Je ne suis pas témoin direct de ce qui se passe ensuite hors de la boutique.
Le groupe décide de ne pas transporter toute la dynamite jusqu'à la ferme Carmody. Nous passons par la ferme des Gervais/Jarvais pour cacher l'essentiel de la caisse. Quelques bâtons sont conservés.
Jean n'est pas avec nous à ce moment-là, ou en tout cas pas dans notre progression vers les Carmody. Nous ne savons pas ce qu'il fait.
Les champs de maïs Carmody présentent une croissance anormale. Les plants sont très hauts, autour de plusieurs mètres, avec un effet d'enfermement visuel et sonore. Sol boueux. Air lourd. Impression d'observation.
Une nuée de vermine nous attaque ou nous traverse. Blessures légères, mais effet psychologique important. Nous tentons de nous replier, mais deux hommes armés nous interceptent et nous conduisent à la ferme.
La ferme est à la fois exploitation agricole et distillerie. Forte odeur de fermentation, fruits pourris, whisky, boue, animaux malades.
Damien Carmody nous reçoit avec une Thompson. Il est violent, méfiant, agressif. Il soupçonne le groupe d'être lié à des concurrents ou à Rhodes. Il frappe Derek. Derek parvient à réduire temporairement la tension avec sa pipe. Damien accepte de parler et nous fait visiter.
Damien veut nous faire boire le whisky Carmody. Je simule un malaise pour éviter d'avaler le produit. La manœuvre réussit : on m'emmène dans un bâtiment de repos. Je refuse l'eau proposée. Aucun liquide local ne doit être consommé.
À l'intérieur, je remarque une pièce plus calme, des lits ou couchettes, une odeur persistante de fruits pourris, et des accès vers d'autres niveaux. Une explosion retentit dehors.
Après l'explosion, j'entends des coups étouffés venant du sous-sol. Je descends. Je découvre une grille fermée et, derrière, un homme enchaîné à un lit, bâillonné, couvert de pustules. Il s'agit de Henry Rhodes.
Je lui explique que nous venons de l'université et que nous sommes là pour le sortir. La grille est verrouillée. Je ne dispose pas de la clé. J'envisage l'utilisation de dynamite sur la serrure ou la grille. C'est une solution médicalement et tactiquement dangereuse, surtout en espace clos, près d'un prisonnier déjà affaibli.
- Extraction de Rhodes hors de la grille / du sous-sol
- Hémostase immédiate pour Robert — perte de bras, choc hémorragique
- Survie immédiate face à Damien et ses hommes
- Aucun liquide local ne doit être consommé sous aucun prétexte
Non destiné à diffusion
BWC-005 / E.5